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Fabien Lesage

Humeurs

Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 16:23

Le temps commence à se faire long. Je suis comme un gamin au pied du sapin, le matin de Noël. Cet hiver, j'ai déménagé et je me retrouve dans mon nouvel appartement, havre de paix et de charme. Tout au long de cette froide période je me suis imaginé les beaux jours, magiques et doux, entouré du jasmin odorant, et du framboisier, abondant de fruits. Cet endroit que j'habite a un potentiel de futurs moments de bonheur énorme, et je suis bien trop impatient de les entamer.

Alors le week end dernier, je suis allé chez Truffaut, pour trouver les bons pots (énormes et rose bonbon), et les bonnes plantes, et tant pis à ceux, protectionnistes jusqu'au bout des ongles qui me diront qu'il n'est pas prudent de planter avant les dernières gelées... J'ai rempoté, préparé, nettoyé cet espace qui deviendra l'entrée florissante de mon paradis à moi, rien qu'à moi..

Et maintenant je me retrouve au pied de ce sapin, où j'attend que les cadeaux poussent, petits bourgeons imperceptibles qui deviendront, y a intêret, des grosses branches croulantes de fleurs. Tous les matins, en partant au travail, je m'attarde sur chaque branche de chaque pousse à la recherche de la première feuille.

Quand est-ce qu'il arrive le printemps?
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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /2008 11:20

Depuis quelques semaines j'essaie de me remettre en forme. En cette période de changement de saison, je me sens plus vite fatigué, malgré mes 24 ans.

J'ai commencé par dormir plus, un peu plus. C'est vachement bien de dormir plus. Et puis j'ai entamé une cure de vitamines. Et j'ai décidé par la même occasion que boire de l'eau, c'était cool. Alors au lieu de me gaver de coca et autres vins et bières, je bois de l'eau. Sans rien, sans goût.

Et hier soir, en me couchant, j'ai mis mon réveil un peu plus tôt. D'une demi-heure.

Mon réveil a sonné et je me suis levé d'un bond. Un café et une clope (je suis pas devenu ascète non plus), j'enfile un short et un tee-shirt, des baskets, et, au grand bonheur de ma chienne, j'ai fait un quart d'heure de jogging. Le pâté de maison ne m'a jamais paru aussi long. Ni les quatre étages à pieds pour rentrer chez moi aussi hauts.

Ma chienne, plus en forme que jamais, aurait pu courir encore dix kilomètres. Mais moi, avec mon souffle de fumeur, je me suis dit que pour aujourd'hui, c'était suffisant. Sachant la passion que j'ai toujours voué au fait de courir sans but, l'effort est déjà remarquable.
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 12:41

Je me suis demandé pendant un moment si j'allais ou non écrire un article sur ce sujet. Comme tous les sujets qui tiennent à coeur, c'est plus difficile d'exprimer ce que je peux ressentir.

Depuis 4 ans j'habite avec ma petite puce. Une collocation qui fut ma première page de ma vie d'adulte. A 20 ans, quelques mois après avoir commencé à bosser, j'ai décidé qu'il était également temps de subvenir à tous mes besoins, et de prendre mon envol. Ce fut tout naturellement que j'ai choisi d'habiter avec ma meilleure amie. Nous avons emménagé dans 3 cartons et avons construit notre univers tout doucement, au fur et à mesure. Ces quatre ans furent bercés par des rencontres, des fêtes mémorables, mes premiers vrais amours, des moments de tristesse, et des soirées canapé fantastiques. Quatre ans où pas un seul heurt ne vint ébranler cette relation de symbiose.

Il parait qu'habiter avec quelqu'un, ce n'est pas toujours simple. Avec ma collocataire, ce fut plus que simple. Faire la fête ou dormir, être calme ou péter un câble de folie, tout ranger ou laisser un bordel monstre, tout s'est toujours fait simplement et en parfaite harmonie.

Je suis quelqu'un qui s'attache aux choses, aux murs, et chaque fois que j'ai senti que ma petite puce voulait évoluer, je n'ai pas fait grand chose pour aller dans ce sens. Mais il y a quelques mois, les choses se sont précipitées, et ma colloc m'a fait part de son souhait de recommencer autre chose, ailleurs. Un coup de pied au cul pour moi, qui me sera profitable, je l'espère, ayant aujourd'hui un projet génialissime qui constituera une très jolie deuxième page.

Un sablier dont il ne reste que quelques grains de sable à tomber. Je suis toujours dans l'appartement, en attendant que mon projet se concrétise. Quelques semaines, mois de répit avant de touner cette page pour de bon. Les choses se font naturellement, encore une fois. Rien de triste, juste une pointe de mélancolie, et l'espoir intense de garder dans ma tête ces millions de souvenirs que je me suis créés dans cet endroit.

Un gros bisou juste pour toi petite puce. Petit bout de femme avec un coeur plus grand que toi. Merci

(si vous trouvez que ça fait mélodrame, détrompez-vous... Je la vois tous les jours la petite puce)
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 11:03


J'ai toujours eu un problème avec le papier, les feuilles volantes. Tous ces imprimés pré-remplis qui vous facilitent la vie. Je les déteste tous, sans exception.


Je ne saurais dire le nombre incalculable de feuilles qui traînent dans mon appart. Entre les feuilles de soin, de remboursement, que je n'ai jamais envoyées, les déclarations pré-remplies des impôts, les factures SFR encore dans leurs enveloppes, et mes fiches de paie, pliées en quatre, dans tout ce qui peut s'appeler coin entre ma chambre et le salon.

Les feuilles, importantes ou moins importantes, du loyer à payer au flyer pour une vente privée, parcourent en général le même chemin :


En premier lieu je reçois le papier. En fonction de sa taille, il est plié, ou placé directement dans mon sac.

La deuxième étape intervient entre quelques jours plus tard et quelques mois plus tard. Soit je change de sac, soit il est trop plein de conneries (en général ces deux raisons se rejoignent : je change de sac car il est trop plein). Toutes les feuilles sont alors sommairement triées et constituent ce qu'on pourrait appeler un tas.

La troisième étape peut intervenir à n'importe quel moment : rangement de ma chambre, ou du salon ; le tas de feuilles est de nouveau rassemblé, parfois débarrassé des documentations les moins importantes (publicités, cadeaux chez Sephora que je ne suis jamais allé chercher, invitations pour une soirée déjà passée), et placé en lieu sûr. Sachant qu'un fond d'armoire, ou une pochette vide peuvent totalement convenir.

La dernière étape intervient généralement lorsque j'ai besoin d'un de ces papiers : déclaration des impôts de dernière minute, besoin urgentissime de retrouver une facture... A reculons, je me vois obligé de retrouver tous les tas de papiers, d'ouvrir une par une toutes les enveloppes, et de ranger méticuleusement chaque feuille selon sa provenance, dans une boîte de rangement prévue à cet effet contentant plein d'intercalaires très pratiques.

C'est en général à cette étape que je me rend bien évidemment compte que le papier dont j'avais besoin ne se trouve nulle part. Et c'est toujours à cette étape que je prends la bonne résolution, pour ne pas se retrouver dans la même situation à l'avenir, de commencer à ranger mes papiers au fur et à mesure, histoire de ne plus rien perdre ou de galérer pendant des heures.

Résolution que je ne tiens jamais.

Il me faut un(e) secrétaire...
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /2008 12:01


Depuis bientôt 4 ans, je fais le même boulot, graphiste de presse. J'aime mon job, et je pense ne pas être mauvais. De CDD en CDD, je gardais une certaine forme de liberté, tout au moins mentale, tout en espérant un jour avoir ce Graal qui se fait si rare aujourd'hui, dans toutes les professions : Le CDI.

Ce CDI, je l'ai eu, en août dernier, avec augmentation conséquente, promotion, le rêve. Après trois ans de boulot, le petit jeune, que certains voyaient encore comme l'éternel stagiaire (bien que je ne l'ai jamais été), se voit confier un poste à "responsabilité", toute relative, mais tout de même.

Mais comme la vie le veut, chaque fois que tout est trop simple et trop beau, un changement radical de fonctionnement me fait me placer en total désaccord avec ma hierarchie. Vu mon poste, je me dois de donner l'exemple, de suivre le mouvement, contre mon gré.

Patience s'usant, je dois aujourd'hui choisir entre argent, stabilité, qui accompagnent mes projets les plus basiques, et intêret, contentement de soi et intégrité.

Dilemme.

Certains diront que l'argent, ce n'est rien par rapport à faire ce qu'on aime. Faux, archifaux. L'argent EST important. Mais c'est évident que devenir un vieux croûton frustré, fonctionnarisé dans une profession à la base créative, n'est pas une perspective réjouissante.

Septembre est un mois de changements. Je me laisse jusque cette date pour réfléchir, et trouver la solution qui pourrait allier l'intêret et l'argent.

Boulot passion, ou travail forcé, où en êtes-vous?

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